Projets de la promo 2019/2020

Voici le fruit du travail de nos étudiant.es du Master 2 DPACI Développement de projets artistiques et culturels internationaux cette année, l'aboutissement du travail mené dans le cadre de l'enseignement de méthodologie de projet..

 

Ayez du nez ! est un projet alliant art, odorat et territoire industriel dans la Vallée de la Chimie. Il vise à approcher le territoire de la Vallée de la Chimie par la question de l’odorat et plus spécifiquement la mémoire olfactive. VeNEZ nous rejoindre le mardi 10 mars de 16h à 19h30 au coeur de Saint-Fons, chez Interfora pour découvrir une exposition et une conférence autour des odeurs et leur pouvoir d'évoquer des souvenirs.

nullL'exposition "Mémoire olfactive et la Vallée de la Chimie” montrera le travail de quatre étudiants.es de l’École Nationale des Beaux-Arts de Lyon et un travail de terrain réalisé par les trois porteuses du projet, mettant en valeur des photographies et des témoignages audio sur les odeurs repérées par les habitant.es de la Vallée.
Pour la conférence intitulée “Odeurs présentes, instants passés : nostalgie et mémoire olfactive” nous invitons trois intervenantes expertes dans leur domaine (science, art et parfumerie) pour nous éclairer sur la capacité qu’ont les odeurs de toujours nous ramener à un événement de vie ou nous rappeler des souvenirs passés.
L'entrée est gratuite et uniquement sur réservation !

Mardi 10 mars 2020 – 16h à 19h30 – Interfora IFAIPAvenue Diderot, Saint Fons – en face de la gare SNCF
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Les arbres occupent une place essentielle dans notre écosystème, dans notre monde commun, mais ils sont attaqués (déforestation en Amazonie, disparition de la dernière forêt primaire d’Europe en Pologne etc.) et que très peu considérés. Ce sont pourtant des êtres sensibles, sociaux et intelligents pour lesquels se pose aujourd’hui la question de leur protection juridique. L’émergence d’un “droit des arbres” s’insère dans la critique d’un modèle de privatisation généralisé des biens communs (l’eau, le logement, la nature etc).
L’objectif de cet événement est d’appréhender ce problème par le sensible, afin de sortir d’un discours parfois binaire et moralisateur sur l’écologie. Plutôt qu’une injonction directe à la protection de la nature, nous souhaitons que chacun.e éprouve au plus profond de lui/elle même la connexion et l’interdépendance qui nous lie à ces êtres, sans qui notre survie serait compromise.

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Par “sensible”, nous entendons le recours à l’art et à la culture. L’idée est que les participant.es se questionnent sur leur relation avec leur environnement, en se focalisant sur le lien intime qu’ils/elles peuvent nouer avec les arbres.

Plusieurs activités vous seront proposées : interventions de spécialistes, méditation dans un filet installé dans les arbres, temps d’échanges sur nos liens personnels avec les arbres. 
Alors enfile une petite laine et VENEZ (RE)SSENTIR les arbres !

Mardi 10 mars 2020 – 17h à 20h – CCO La Rayonne
24 Rue Alfred de Musset, 69100 Villeurbanne
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Événement proposé par Violette Elmassian, Samy Berard, Coline Garbage et Violette Ravon, quatre étudiant.es en Master Développement de Projets Culturels Internationaux (DPACI) de l’Université Lumière Lyon 2.

 

Mais qu'est-ce qu'une bibliothèque vivante ? Vous êtes invité.es à consulter un livre vivant pour un temps donné. Ici, les "livres" sont des personnes et leurs pages seront parcourues au gré d'une conversation en tête à tête.
La Bibliothèque vivante est un concept qui s'est développé dans les pays scandinaves pour permettre à des personnes de discuter calmement avec d'autres sur des sujets qu'elles n'aborderaient pas forcément dans la vie de tous les jours, avec pour mot d'ordre ouverture d'esprit et bienveillance. Découvrir le concept

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Le thème - Quel temps pour les pères aujourd'hui ?
Les papas présents vous donneront différentes approches sur leur place au sein de leurs familles et dans la société, faisant ressortir les enjeux de la paternité d'aujourd'hui.
Ici le récit de vie des papas sera valorisé mais il s'agit davantage de prendre de "la hauteur" et de réfléchir ensemble, à que c'est d'être papa dans notre société actuelle.

Mercredi 11 mars 2020 de 15h à 18h
Médiathèque du Bachut - 2 Place du 11 Novembre 1918 - Lyon 8e
Gratuit et ouvert à tou.tes
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Une invitation à apprendre les recettes de 5 femmes immigrantes venues partager leurs savoir faire et un bon moment ! Autour d'une exposition et de la lecture de poèmes, venez échanger sur les sujets de l'identité culturelle, la transmission, l'intégration...

Programme de la soirée :

  • à partir de 17h30, rendez vous pour préparer le repas ;
  • à 19h repas collectif.

L'occasion de se rencontrer, de discuter et de déguster nouvelles saveurs.
Le repas est à contribution libre. / Pour réserver c'est par ici. Pour organiser cette soirée, les étudiant.es de ce groupe ont lancé un appel à participation et ont travaillé, en partenariat avec :

  • l'association Singa, mouvement citoyen international qui favorise la création de liens entre personnes réfugiées et citoyens de la société d’accueil ;
  • et Les Petites Cantines Vaise, réseau de cantines de quartier, ouvertes à tou.tes, dont l’objectif est de développer les liens de proximité et de promouvoir l’alimentation durable.

Vendredi 13 mars 2020 dès 17h30 - Les Petites Cantines de Vaise
37 Rue Saint-Pierre de Vaise, 69009 Lyon

 

Prêt à partager un temps de jeu, vos souvenirs d’enfance de gamer et votre vision sur les jeux vidéos ? Gamer/euse ou pas, enfants et parents, vous êtes les bienvenu.es à Gaming Connection : l’aventure en famille, le 14 mars 2020 à la Médiathèque Jean Prévost ! #jeuxvideo #numérique #famille

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C’est quoi Gaming Connection ?
Gaming Connection c’est un événement gratuit sur le partage et l’échange autour des jeux vidéo.
 Venez jouer à des jeux rétros, des jeux modernes, connus et moins connus, pour vivre une expérience fun et familiale !

Au programme :

  • une sélection des jeux aux petits oignons pour jouer en famille ou entre ami.es ;
  • une équipe de médiation au top pour échanger sur les pratiques de chacuns.e et répondre aux questions de tou.tes ;
  • un coin documentation, où vous trouverez des ouvrages de référence sur les questions des pratiques vidéoludiques ;
  • un tournoi de Mario Kart sur grand écran, à gagner un abonnement d’1 an à la médiathèque Jean Prévost !

Samedi 14 mars 2020 de 14h30 à 17h30
Médiathèque Jean Prévost - 2 Place Cumbernauld - Bron
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Événement organisé par un groupe d'étudiant.es du master DPACI de l'Université Lyon Lumière 2, en partenariat avec la Médiathèque Jean Prévost et la ville de Bron.

Guide de l’échec heureux

INTER-MÉTÉORES - LE PROJET

Click here for the english version

« Inter-météores »... Qu’est-ce que c’est que cette histoire encore ? Un nouveau supermarché ? Une rencontre autour de la bière alsacienne ? Un club échangiste pour les fétichistes de l’astronomie ? Le nom farfelu d’une oeuvre contemporaine ?... Que nenni ! Inter-météores est un projet créatif de coopération internationale entre le festival Meteor en Norvège, et les étudiant.es du Master Développement de Projets Artistiques et Culturels Internationaux de l’Université Lumière Lyon 2.

L’idée est née d’une envie collective de se frotter à la réalité. D’interagir avec des acteurs européens et de découvrir leurs cultures par un autre biais qu’internet. De sortir de ce cocon théorique franco-français pour aller voir de nos propres yeux - ou mieux encore, toucher de nos propres mains - ce qui se fait en dehors de nos universités, et en dehors de notre pays. D’intervertir les rôles, et plutôt que d’être public d’un événement, devenir co-organisateurs.trices le temps d’un court intervalle.

À sept, nous nous sommes rassemblé.es autour de notre intérêt commun pour l’art, la culture, et le voyage. Prêts à braver les interdits, et déterminé.es à s’intercaler dans les interstices des milieux culturels étrangers, nous avons oeuvré à la création d’un partenariat et la réalisation d’un projet concret... et disons-le... intersidéral !

C’est grâce aux responsables du festival Meteor, à Bergen et tout particulièrement nos ‘interfaces’ Sven Birkeland, Karoline Skuseth, Ingrid Ellestad et Maja Bergebakken Sundt, que nous avons eu la chance d’intervenir en Norvège, au sein même de la programmation de ce festival - organisé par le BIT Teatergarasjen sous la forme d’une biennale.

Pourquoi le festival Meteor ? International et interdisciplinaire, il propose un programme éclectique tant du point de vue des formes artistiques représentées que de la diversité des pays participants. En plus des performances live et des spectacles, le festival offre un temps discursif dédié aux workshops, séminaires, tables rondes, conférences, ou débats, auquel nous avons pu nous greffer, de façon radicale ! ...et c’est peu dire, puisque le thème du festival Meteor 2019 était « Radical Failure ».

Faisant partie du panel « Radical Future Groups » qui regroupait également les étudiant.es de l’Université de Bergen, nous avions désormais un thème, un lieu, ainsi qu’un temps donné pour laisser libre cours à notre imagination et, créer un événement de toute pièce, à notre guise ! Après d’interminables recherches autour de l’échec, à le décortiquer, l’éplucher et l’interroger, nous en sommes arrivé.es à un point d’intersection où convergeaient tous nos désirs : travailler sur le concept d’échec heureux.

Tout compte fait, l’échec n’a-t-il pas des vertus ? N’est-il pas une nécessité ?... L’erreur porte en elle le potentiel d’un changement, d’un renouveau, d’une autre opportunité. Échouer, c’est risquer, s’aventurer, oser, défier, interférer. L’échec est une chance de se réinventer, innover, évoluer, s’améliorer, se perfectionner, transformer son approche, entreprendre encore et toujours ! L’échec ne serait-il pas finalement qu’une construction sociale ?... Intéressant, mais interstellaire ! C’est autour de cette notion floue et cosmique que s’est conçu notre projet.

La tâche fut rude. En plus de mettre en place une exposition interactive, un workshop intergénérationnel et une battle de DJ intergalactique, il a fallu penser à l’édition d’un guide, prévoir une restitution en France, établir un budget, se confronter à cinq demandes de subventions, défendre le projet devant des commissions, se lancer dans une campagne de crowdfunding, suivre un calendrier prévisionnel, créer des supports de communication et des visuels, intercepter des témoignages, préparer des activités, s’en sortir avec l’administration, la logistique (transports, logements), les problèmes techniques et collaborer avec l’équipe du Meteor, le tout en grande partie à distance, en anglais, en plus de nos vies respectives...

Inter-météores... Une expérience aussi brève qu’un interlude mais qui résonne toujours aussi fort à l’intérieur de nous ! Grâce à ce projet nous avons pu interpeller les plus curieux, les interloquer, les interrompre dans leur marche vers le succès et leur proposer un intermède inter-culturel.

Violette, Maëlle, Virginie, Ludan, Anaëlle, Théo et Lucie - une bande de fous à interner

Les témoignages

Design, médiation et Sciences – Workshop avec les écoles d’arts de Bordeaux, de Lyon et de la HEAR, en février 2019

Programme du workshop 
Station scénographique 
Météorologie / Nuages
28 janvier – 1er février 2019
 
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Présentation
La Station scénographique est un atelier sur la scénographie d’exposition à destination des étudiants de Master en design, art et sciences humaines. Il réunit des étudiant.e.s et enseignant.e.s du Master Design de l’École supérieure des beaux-arts de Bordeaux – EBABX,  du Master Design Espace Exposition de École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon – ENSBAL,  du Master Développement de Projets Artistiques et Culturels Internationaux de l’Université Lumière Lyon 2 et du Master de Didactique Visuelle de la Haute École des Arts du Rhin – HEAR. Cet atelier pour vise à imaginer et expérimenter des dispositifs d’exposition et de médiation (spatiaux, graphiques, numériques), à l’échelle 1,  au sein de musées et lieux d’exposition La Station scénographique questionne le rôle du design dans la médiation des savoirs et des objets, c’est-à-dire, sa capacité à générer des situations propices à la découverte et à la connaissance.
 
Sujet et attendus

Cette année, la Station scénographique a pour thématique la météorologie, science d’observation des phénomènes atmosphériques. Le workshop s’est attaché aux nuages, objets qui intéressent l’art comme la science.

L’étude des nuages permet d’interroger :
— La représentation de formes fugaces, en mouvement, en suspension, vouées à disparaître (Photographie ? Vidéo ? Dessins ? Volume ?)
Comment se saisir d’un objet éphémère, comment l’archiver ?
— L’observation : a quel endroit se situer pour observer les nuages ? (Au sol ? Dans les airs ? Dans l’espace ? Quels outils et dispositifs d’observation ?)
— La transmission d’une science d’observation et de prédiction, entre science objective, métaphysique et mélancolie. Quelle est la place du designer et du médiateur dans la transmission d’un savoir ?

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Les étudiants en design et en médiation de l’EBABX, l’ENSBAL, l’Université Lumière Lyon 2 et la HEAR Strasbourg ont imaginé des objets de médiation de l’étude des nuages. Ces objets,  didactiques ou évocateurs, sont physiques,  numériques ou virtuels (volume, graphisme, installation, dispositif projeté, dispositif sonore).
La confrontation aux collections permanentes et aux expositions temporaires du MADD a été très inspirante pour les étudiant.e.s,  par les formes,  couleurs,  signes visuels et matériaux.
L’exposition « Phénomènes » était visible au moment du workshop. Ce  » projet expérimental et interactif des designers Marion Pinaffo et Raphaël Pluvinage explore les lois de la physique, du numérique et de l’électronique et propose au public d’expérimenter ces divers phénomènes scientifiques par le biais d’une série de dispositifs intuitifs, divertissants et accessibles à tous « .

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Thierry Michel, enseignant à l’Ecole Nationale de Météorologie / Département Instruments, mesure et observation (Toulouse) a été notre référent scientifique. Il a donné une conférence d’introduction sur l’étude des nuages lundi 28 janvier matin puis a échangé avec les étudiant.e.s .

LES ÉTUDIANT.E.S DU MASTER 2 MONTENT UN PROJET DE COOPÉRATION CULTURELLE FRANCE – MAROC

Tanger est une ville singulière, traversée par de nombreuses influences. Deuxième ville économique du Maroc après Casablanca, elle compte une densité de population de plus d’1 million d’habitant.e.s, qui s’accroît de plus en plus ; l’urbanisation grandissante a changé le visage de la ville et l’équilibre entre les différents quartiers. Carrefour entre l’Europe et l’Afrique, Tanger connaît une métamorphose fulgurante, avec notamment la construction du port EuroMed, projet d’envergure visant à attirer de nouveaux investisseurs internationaux, augmenter l’attractivité touristique et économique et l’industrialisation de la région.

Quel impact ces mutations ont-elles sur le secteur culturel et artistique de Tanger ?

L’idée de ce voyage est née de l’envie de découvrir un pays/une région/une ville, par le regard d’acteurs et actrices culturel.le.s. Dans un contexte économique, politique, social, urbain particulier, il nous tenait à cœur de comprendre leurs enjeux et les problématiques qui les traversent. Nous avons donc pensé ce séjour en lien étroit avec des structures culturelles tangéroises, avec pour objectifs :

  • d’encourager et accompagner la coopération internationale auprès de futurs opérateur.trice.s culturel.le.s
  • de participer de façon active à un programme interculturel entre la France et le Maroc
  • de comprendre les enjeux culturels d’un territoire en développement urbain fulgurant
  • de développer et mettre en perspective le contenu pédagogique du Master 2
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Après 3 mois de préparation, nous sommes parti.e.s du 1er au 6 février 2019 à Tanger ! Sur place, nous avons rencontré des acteurs et actrices culturel.le.s, visité des lieux et réalisé deux workshops. Le premier avec Think Tanger et le second avec Tabadoul, pour comprendre et échanger autour de leurs problématiques (structuration, développement de projets, recherche de financements etc.)

Un aperçu du programme

Vendredi 1 février :

Open-mic à Tabadoul

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Samedi 2 février :

Visite du Musée de la Kasbah, guidée par Saousan Yahia, conservatrice adjointe

Lundi 4 février

Matin : rencontre et visite de Tabadoul avec Silvia Coarelli, Directrice

Après-midi : workshop

Par groupe, nous avons participé à des case studies mis en place en lien avec les deux structures, c’est-à-dire un temps de réflexion collective sur des problématiques liées à leur activité, pour échanger et réfléchir ensemble à des pistes d’évolution.

1/ Think Tanger – thématiques : business model, RSE

2/ Tabadoul – thématiques : stratégie de communication, structuration, implication du public

visite des Ateliers Kissaria/Think Tanger avec Amina Mourid, Cheffe de projets

Mardi 5 février

Matin : Visite de la Cinémathèque de Tanger et rencontre avec Mohamed Lansari, Directeur  artistique

Après-midi : Rencontre avec Jérôme Migayroux, Directeur de l’Institut français de Tanger

Visite de la Galerie Delacroix

Ce voyage a eu un impact fort auprès de chacun.e ; il a permis de mettre en perspective des thématiques abordées en cours, avec les problématiques liées au terrain, tout en développant l’aspect international de notre formation de manière concrète. Propice aux rencontres et aux échanges, il a notamment permis de changer de point de vue et découvrir d’autres logiques d’actions.

Mille mercis à Amina Mourid et l’ensemble de Think Tanger, Silvia Coarelli et la folle équipe de Tabadoul, Jérôme Migayroux pour son accueil à l’Institut Français, Mohamed Lansari et la Cinémathèque de Tanger, Saousan Yahia et l’équipe du Musée de la Kasbah.

Un grand merci à toutes les personnes ayant œuvré de près ou de loin à la réalisation de ce séjour.

Retrouvez nos structures partenaires sur :

Cinémathèque de Tanger – www.cinemathequedetanger.com

Think Tanger – www.think-tanger.com // facebook : Think Tanger

Tabadoul – www.tabadoul.org

Institut français de Tanger – www.if-maroc.org/tanger

Musée de la Kasbah de Tanger – www.fnm.ma/musee-de-la-kasbah-de-tanger

Projets de la promo 2018/2019

 
KATAPÜLTE
Jeudi 14 mars à partir de 18h30
The Mini Bar, 34 rue Montesquieu, 69007, Lyon
 

KATAPÜLTE est un projet qui réunit un groupe de dessinateurs et dessinatrice de BD le temps de trois workshops afin de préparer un strip de quelques cases. Ils le réaliseront ensemble en live et sur grand format le 14 mars au Mini Bar. Le défi réside dans le fait de concevoir et réaliser collectivement chacune des cases de ce strip.
Le public sera également convié à partager sa créativité sur une fresque participative et peut-être influer sur le scénario final de l’histoire dessinée devant leurs yeux…


Entrée libre

 
 
 
L’OMBRE DE LA MARIONNETTE – collectif Bout de ficelle et Touche de bois
Rencontre et expérimentations
Samedi 16 mars 14h à 16h30
MJC Presqu’île Confluences 28 Quai Rambaud 69002 Lyon
 
Le projet du collectif Bout de ficelle et Touche de bois est d’une part de participer à la visibilité de la diversité des arts de la marionnette et d’autre part d’organiser un temps d’échange entre marionnettistes et public, pour favoriser la compréhension vis à vis de ces esthétiques et stimuler l’intérêt pour les formes de création contemporaines.
 
Nous avons donc la joie de vous convier à l’évènement L’Ombre de la marionnette, le Samedi 16 Mars de 14h à 16h30 à la MJC Presqu’ile-Confluences. Cette rencontre  permettra d’échanger avec des marionnettistes sur leurs créations, leur vision esthétique, leur relation aux marionnettes. Un temps plus informel de rencontre physique, démonstration et manipulation des marionnettes sera proposé aux spectateurs présents, pour comprendre les techniques de construction de l’objet et les mécaniques de mouvement.
 
 
 
WE ARE FAKE NEWS – collectif Fra Cas
Projection Débat
Mercredi 13 mars 19h30
Sofffa 27 rue Cavenne 69007 Lyon

« Pas un jour ne se passe sans entendre parler de rumeurs, fake news, post vérité, fact checking ou encore de guerre de l’information. Outil de propagande, de désinformation, de thèse conspirationniste ou phénomène naturel et ancestral, la rumeur est devenue un véritable enjeu politique démultiplié par le numérique. Elle fait (re)surgir les peurs et les mal-êtres de nos sociétés, traduisant d’une relative perte de croyance envers les instances de pouvoir dominantes (médiatiques, politiques, etc.). 
La décortiquer, la déconstruire ou s’y engouffrer, c’est en jouant avec la rumeur que le collectif FRA CAS veut mettre en discussion les nouveaux rapports au monde.
En partenariat avec Sofffa, Fra Cas vous propose une soirée projection-débat le mercredi 13 mars à 19h30 à Sofffa Guillotière. »


BORDER ART : AU-DELA DES FRONTIERES
EXPOSITION PHOTO – FRESQUE PARTICIPATIVE – TÉMOIGNAGES VIDÉO
JEUDI 14 MARS DE 14H30 A 20H
Au Centre Social René Cassin – 30 rue de Marseille 69330 Meyzieu

Cette année, nous fêtons les 30 ans de la chute du mur de Berlin : 1989-2019. Pourtant, les hommes n’ont jamais construit autant de murs-frontières : plus de 40.000 km, de quoi faire le tour de la terre. L’exposition Border Art : “Au-delà des frontières” est née de la rencontre de 5 étudiants du Master 2 DPACI de l’Université Lyon 2 avec les Centres sociaux de Meyzieu, co-organisateurs du projet. Nous souhaitons sensibiliser le public à cette question des frontières visibles et invisibles qui nous séparent et à la façon dont l’art peut nous aider à les dépasser.

INFOS PRATIQUES : https://www.facebook.com/projetborderart/

S’ENTENDRE PLACE DUREL – Matinée Sonore
Installation Sonore – Cinéma à l’oreille – Écoutes Collectives
Samedi 16 mars de 9h à 14h
Place Durel, Saint Fons, 69190
L’Atelier Expri’Mental, un collectif multiculturel d’étudiants de M2 en Développement de Projets Artistiques et Culturels Internationaux de l’Université Lumière Lyon 2 vous propose une rencontre sonore, immersive et artistique. 
Ce projet s’inscrit dans une mission plus large d’expérimentation dans le réaménagement urbain de la Place Durel au centre de Saint-Fons sur deux ans, menée par Kaléido’Scop et le Collectif Pourquoi pas!? Ces deux partenaires nous permettent d’inscrire notre action dans le long terme et d’expérimenter un dispositif d’implication citoyenne en lien avec le paysage sonore de la place. 
Plus d’infos: 

Projets de la promo 2017/2018

Les projets de la promo 2017/2018

Mémo’ART/ Exposition photo & Performance théâtrale

Depuis le mois de février, Mémo’ART organise des ateliers de photographie et d’expression théâtrale entre les réfugiés et les habitants du Grand Lyon. Ces rencontres ont nourri des expériences fortes qui donnent à voir des témoignages de vie et d’histoires imaginaires.

L’événement final de ces ateliers se réalisera au Rize le jeudi 15 mars à 18h.

Venez, vous aussi, partager des histoires lors de cet événement participatif et convivial !

Entrée gratuite.

******** AU PROGRAMME ********

18h – 20h :

>> Une exposition de photographies argentiques
Réalisées lors d’un parcours dans la ville de Lyon et de moments intimes des participants.

>> Des performances théâtrales
Sur la notion du souvenir que véhiculent les objets.

19h30 – 21h :

>> Un repas syrien préparé par notre incroyable Chef cuisinier de Cuisine Sam.

L’événement sera la restitution des ateliers, en présence des créateurs du projet qui sont les artistes Jonathan David (comédien), Maxime Caron Photography (photographe), Hélène Giudici et Amicie_P (plasticiennes) et les participants !

Les ateliers de Mémo’ART ont été conçus en partenariat avec le Groupe Singa Lyon, le Centre Social Bonnefoi et le Le Rize.

— ARRÊT NATURE — SAMEDI 10 MARS > de 13h à 18h

Né d’une réflexion sur notre relation aux autres dans nos rues et nos quartiers, ARrêT Nature est une invitation au dialogue et à la découverte sur la place Bir Hakeim dans le 3ème arrondissement de Lyon.

Le temps d’une après-midi, cet événement propose de réunir tous les habitant.e.s du quartier et les curieux.ses qui le souhaitent, autour d’ateliers et d’interventions présentés par des acteur.rice.s du tissu associatif, citoyen et artistique local.
Au programme ? Développement durable, art, créativité et débat citoyen, pour questionner les usages de l’espace public et nos rapport à la place, pour faire cohabiter les générations, pour imaginer un lieu de vie et de rencontres.

ARrêT Nature, c’est l’occasion de bénéficier de conseils pratiques pour cultiver son potager urbain, d’échanger des idées pour mieux vivre sa ville et son quartier, d’assister à un spectacle poétique en famille ou encore de connaître les initiatives citoyennes naissantes sur la place Bir Hakeim.
ARrêT Nature est une façon de réinventer, ensemble, la vie de quartier !Samedi 10 mars – Place Bir Hakeim, Lyon3 – 13h-18h
Ouvert à tous – Activités gratuites – Petite restauration sur place

— BAND DE FILLES — MERCREDI 14 MARS > de 18h30 à 20h30 & LUNDI 19 MARS > de 14h à 17h

Mercredi 14 mars de 18h30 à 20h30 – bibliothèque de la Part-Dieu – Entrée libre
Projection-rencontre autour de la place de l’artiste féminine dans les musiques actuelles

Cinq filles, cinq visions, cinq personnalités affirmées. Cléa Vincent, La Féline, Le Prince Miiaou, Marie Flore et Robi sont autant de talents qui gravitent dans l’ombre des plus médiatisés, aiguisant toujours un peu plus leur singularité et forgeant leur identité d’artistes accomplies. Les caméras de Boris Barthes et de Stéphanie Rouget les ont suivies pendant plus d’un an pour tenter de cerner ce que signifie être une artiste aujourd’hui : leurs doutes, leurs questionnements, leur cheminement et leurs moments de joie intense. Si la question du sexisme dans l’industrie musicale n’est pas centrale dans Band de Filles, c’est malgré tout une interrogation sous-jacente.

Se dévoilant en toute confiance, elles ont accepté de se laisser filmer durant des moments singuliers, la répétition des mêmes gestes, les heures d’attentes pour 30 minutes de concert… Pendant un an, ils ont tenté de capter le processus créatif qui est au coeur de la vie de chacune. Et ils ont surtout perçu leur volonté farouche de ne pas lâcher l’affaire. Tiraillées entre une réalité économique difficile, la peur de voir la créativité s’envoler, l’envie de succès… le processus de création tellement personnel et la dure réalité du milieu sont montrés ici avec beaucoup de pudeur et de réalisme.

Band de Filles nous permet de nous faire petite souris, de nous immerger dans leur vie, sans spectaculaire ni voix off narrant leurs péripéties. Nous sommes avec elles, nous les accompagnons, nous les écoutons, nous les soutenons, nous les encourageons d’un regard… Ce que tout artiste attend de nous, les spectateurs, les fans, les amateurs.trices de musique.

La projection sera suivie d’un échange avec Agnès Gayraud aka La Féline. (https://lafelinemusic.com/)

Cette projection s’inscrit dans le cadre d’un projet soutenu par 5 étudiants du Master 2 Développement de Projets Artistiques et Culturels Internationaux de l’Université Lyon 2, qui proposent une réflexion autour des actions à mener en faveur d’une plus grande égalité hommes/femmes. En effet, moins de 10 % des artistes programmés sur les scènes de musiques actuelles sont des femmes.

Les échanges se poursuivront le lundi 19 mars à 14h à la Maison Pour Tous – Salle de Rancy dans le cadre du Festival des Chants de Mars. Une table-ronde ayant pour thème « Sous-représentation des femmes dans les programmations de musiques actuelles quels outils pour plus d’égalite ? » donnera la parole à des professionnel.les du secteur (Programmateur.trice, directeur.trice de salle de spectacles…) désireux de partager des méthodes de travail et des outils concrets qu’ils ont identifiés comme efficaces pour évoluer vers des pratiques plus inclusives.

— CLÉ DU SOL — MARDI 13 MARS > de 20h30 à 23h30

>>> Clé du Sol fait sa JAM SESSION au Périscope le mardi 13 mars à partir de 20.30 !
Depuis le mois de février, des rencontres entre musiciens réfugiés et lyonnais s’organisent au sein du Marché Gare et du Périscope, qui appartiennent au réseau de scènes de musiques actuelles lyonnais S2M.

Clé du sol·voit dans la musique une manière universelle de communiquer, permettant un échange plus libre qui transcende les différences. C’est donc dans le but d’encourager la rencontre, la mixité et l’hybridation des arts que nous nous réunirons en musique le 13 mars prochain pour une Jam Session.

>>> SCÈNE OUVERTE

En plus de découvrir le travail des participants au projet Clé du Sol, nous vous invitons à partager la scène avec eux, quelques soit votre horizon musical. N’hésitez donc pas à ramener votre instrument de prédilection et participer à la fête !

>>> GRATUIT

carnet de bord #4

 

Il ne devrait pas être permis de faire des études universitaires sans voyager. Mon cerveau en a encore des courbatures. Les yeux grands ouverts, sourires francs, à passer cinq jours à déambuler comme une meute d’enfants dans une ville qu’on connaît un tout petit peu plus. Capturer le chant de la langue, façades d’immeubles, nouveaux visages, vitrines et publicités, plats mystérieux. Saisir puis s’imprégner et se rapprocher. Rien n’est comme on l’imaginait en observant de loin. Et qu’est-ce que ça rend intelligent d’aller à la rencontre. On a beau le savoir, c’est si vivant de réactualiser cette manière d’être en faisant dérailler son quotidien !

Cinq jours de cours, visites, rencontres, cinq jours ce que c’est court. Mais déjà assez pour confronter ses représentations au réel, balayer la simplicité supposée du monde et l’embrasser à nouveau dans toute sa joyeuse complexité.

Un centième moins complexe grâce à Milena, Irina, Borka, Aleksandra, Milan, Goran et tous les autres. Des professeurs, des étudiants, des artivistes, des citoyens. Grâce à qui on a pu rattacher à du concret des concepts pleins de syllabes. « Échange interculturel », « patrimony », « živeli » et j’en passe.

Grâce à toutes les personnes rencontrées on a pu ressentir la signification de l’hospitalité, d’une franche hospitalité même, qui donne simplement envie de rendre la pareille de retour au bercail. Et l’envie de continuer à échanger. Glaner des secrets de cuisine, s’informer sur l’état de la scène punk, découvrir les standards de la musique serbe en karaoké, et surtout, surtout, s’inscrire dans cette tradition plusieurs fois centenaire d’échange entre universités européennes en dansant le rock jusqu’au petit matin au squat de Kvaka 22.

Une sensation désarçonnante, propre à chaque voyage, aura été d’incarner plusieurs identités tout au long de voyage. N’être que soi mais dans la rencontre avec l’autre, représenter 1- le touriste un peu paumé, 2- les clichés français, 3- le patrimoine lyonnais, 4- le système universitaire national avec sa tribu de collègues étudiants, 5- 6- 7-…  Et composer avec toutes ces facettes, avec ce que l’autre en attend, dans ce qu’on offre à voir et dans la manière dont c’est reçu. Jongler avec ce qui vient de soi et ce qu’on attend de nous en tant que membre d’une communauté. Et au final, bien simplement, rencontrer des personnes incroyables – et dans nos différences trouver tellement en commun.

On avait beau s’être rencontré quelques fois entre M1 et M2, c’est bien deux tribus distinctes qui sont parties de l’aéroport de Lyon. Mais quelques dizaines d’expéditions à pied, du chinage de haut vol, des grandes ventrées de goulasch et ces quelques bières de trop nous auront fait repartir comme une seule équipe et ça, c’est une des plus belles promesses à l’avenir qui ressort de ce voyage. C’était déjà prodigieux d’avoir rencontré des personnes aussi folles dans ma promo… hé bien oui, doublons la mise !

A bientôt Belgrade(s)

V LH

carnet de bord #3

Sous les ruines, fleurit la culture.

Regards sur une ville en pleine ébullition citoyenne

Un voyage à Belgrade, c’est une épopée dans le temps, la découverte d’un paysage politique et culturel hétéroclite et parfois paradoxal. Dans cette ville au passé lourd, marquée par les fracas de la guerre et des gouvernements autoritaires, des femmes et des hommes ont décidé de prendre leur futur en main en développant une culture alternative aux influences croisées et aux valeurs humanistes, prenant le contre-pied des codes imposés par le pouvoir en place.

 

Beauté froide et apparences trompeuses

            Il est à peu près 9h du matin lorsque nous arrivons au cœur de Belgrade, en ce 9 février 2018. Après avoir quitté l’aéroport Nikola Tesla, traversé en bus une campagne sauvage, dénuée de tout urbanisme, nous découvrons, avec la stupéfaction et la précipitation caractéristiques des touristes occidentaux, une ville aussi austère que puissante. Témoins d’un faste quelque peu passé, les façades décrépies des hauts bâtiments m’intriguent. La rudesse de leurs formes n’entache en rien leurs qualités architecturales, mais nombre d’entre eux sont vides, abandonnés aux aléas du temps et à des repreneurs a priori absents… Les trottoirs cabossés laissent entrevoir un faible investissements dans l’entretien des espaces publics. Ça et là on aperçoit d’ailleurs des décombres d’immeubles bombardés, des décharges urbaines, des espaces verts à l’abandon…

Et pourtant, la vie grouille de partout. Sur la grande rue piétonne, Knez Mihailova, petits commerces, grands magasins, restaurants bondés, chanteurs de rue, et badauds se succèdent.

Nos premiers échanges avec les Belgradois éveillent en nous une véritable curiosité : quelque chose d’insoupçonné se cache derrière la grisaille de cette ville hors de temps, encore marquée par la guerre et la dictature…

Cette force, cette puissance, ressentie dès notre arrivée dans la capitale Serbe, et qui effleure en quelques endroits à la surface de la ville, se cristallise véritablement au contacts des habitants, dans des lieux écartés des sentiers balisés par les guides touristiques. Cette force est culturelle, artistique, politique mais citoyenne.

 

Belgrade underground

            Dans les années 1970 et 1980, Belgrade était empreinte d’un dynamisme culturel avant-gardiste qui renouvelait les codes de la musique, du cinéma, des arts visuels… Mais la violence des affrontements humains est passée par là, et peu à peu, l’État s’est désinvesti des questions culturelles, abandonnant le soutien de la création au profit d’une transition économique difficile, peu efficiente et surtout interminable, depuis les bombardements de 1999. Un véritable fossé s’est creusé entre les mœurs artistiques et créatives des Belgradois et les projets effectivement soutenus par les politiques de la ville. Alors, la résistance s’est organisée, les coopérations se sont multipliées et la vie a repris ses droits dans un foisonnement culturel alternatif comme on en voit peu (ou plus), dans nos pays sur-administrés.

Au fil de discussions, officielles et officieuses, nous retenons des noms de lieux et de quartiers passés maîtres dans le développement de nouvelles approches artistiques et le soutien de la création locale indépendante. Parmi eux, il y a Kvaka 22.

Il fait nuit lorsque l’on s’approche de cet immeuble, rue Rusveltova, et rien ne laisse présager ce qu’il renferme, si ce n’est l’œuvre murale que l’on découvre sur son aile droite. Ancien immeuble de l’armée dédié à la réparation et à l’entretien des instruments de musique de l’orchestre militaire national, cet espace a été abandonné après la guerre, et s’est rapidement délabré, devenant tour à tour squat ou décharge. En 2015 un collectif d’artiste découvre les lieux, et décide de se retrousser les manches pour remettre en état les trois niveaux du bâtiment, et en faire un lieu culturel indépendant et innovant. Aujourd’hui, le rez-de-chaussée abrite une galerie d’art libre et un espace presque muséal, dédié aux archives – photos, vinyles, instruments, matériel de réparation – récupérées sous les décombres. Au premier étage un appartement a été transformé en un atelier de création, salle de projection et de conférence – et bar officieux, les soirs de vernissage. Le dernier niveau, lui, est séparé entre un studio et des espaces dédiés à l’administratif. Goran, membre du collectif, nous raconte l’histoire de ce lieu et de son pays avec passion. Pour lui, la situation culturelle en Serbie et plus particulièrement à Belgrade, est plus liée à une mauvaise distribution des ressources qu’à un véritable manque de moyen. Pour palier à l’absence d’aides de la ville, il faut donc faire preuve d’ingéniosité ; et le collectif de Kvaka 22 en a à revendre : en mettant l’accent sur la restauration et la valorisation des archives retrouvées dans le bâtiment, ils ont pu obtenir aide et soutien du Goethe Institut, ce qui leur a permis de développer leurs activités. Et si la situation du Kvaka 22 reste précaire puisque d’un point de vue juridique rien ne leur octroie le droit d’être ici et que le collectif peut être expulsé du jour au lendemain, l’enthousiasme, le dynamisme et la ténacité de ces jeunes Belgradois restent intacts. A l’image de nombreux autres acteurs de la scène culturelle Serbe, ils défendent des valeurs de partage, de liberté, de diversité, de démocratie culturelles et témoignent d’une conscience et d’une pensée politique ouverte sur le monde et extrêmement aiguisée.

Sur les chemins de la liberté culturelle

            A Belgrade, Kvaka 22 n’est qu’un exemple, parmi tant d’autres, de la force de la volonté et des initiatives citoyennes. J’aurais pu vous parler du Stroggi, cet immeuble transformé en bar musical et galerie, où se croisent musiques électroniques, esthétiques baroques et street art. J’aurais également pu vous parler de l’Université des Arts de Belgrade, et de ses professeurs émérites, qui chaque jour se battent pour l’affirmation de l’identité culturelle plurielle de leur ville et de leur pays. J’aurais pu vous décrire, aussi, les œuvres urbaines puissantes et subtiles, qui fleurissent dans les rues et embellissent les quartiers, malgré les restrictions des politiques ; j’aurais pu évoquer le Centre de Décontamination Culturelle ou encore le mouvement citoyen Ne Davimo Beograd(« Ne cédons pas Belgrade »)…

J’aurais pu vous parler de tout cela, pour vous raconter une chose : sous une apparence grise, Belgrade chante, et continuera de chanter, plus fort encore, pour que son cœur et celui de ses citoyens et citoyennes battent à l’unisson.

/L.A

carnet de bord #2

 

Ce qui m’a frappée à Belgrade a d’abord été son aspect quelque peu vieilli. Beaucoup de bâtiments gris, comme délaissés, comme un anachronisme.

Cela a vite été rattrapé par le charme de ses collines, de ses fleuves, de ses lieux plus ou moins alternatifs et de ses impressionnants édifices.

 

On sent bien — au fil des discussions, des visites et des monuments — que l’histoire est lourde, importante et que le passé est encore bien présent.

On ressent également comme un paradoxe entre, d’un côté, des quartiers anciens, pittoresques, traversés par un tramway que l’on qualifierait en France de désuet et, d’un autre côté, le projet de skyline prévu pour réhabiliter les quais et moderniser la capitale.

 

Les personnes que l’on a eu la chance de rencontrer étaient inspirantes, dotées de connaissances sans fin et très ouvertes sur le monde.

 

En réalité il est difficile pour moi de raconter notre séjour à Belgrade. Il s’agit d’une ville indescriptible, indicible. Il faut y être pour la ressentir, il faut en parler pour la comprendre.

Lola